Le transport maritime, fléau ou solution au changement climatique ?

Quelles sont les émissions de CO2 du transport maritime ?

Le transport maritime de marchandises et la mobilité humaine sont extrêmement polluants pour la planète. 2.2% des émissions mondiales de CO2 dans l’atmosphère sont issues des bateaux. Le fuel lourd utilisé comme carburant par les frets maritimes rejette autant de gaz à effet de serre que 1 million de voitures, responsable de 40 000 décès en Europe chaque année. De plus, le réchauffement climatique et le rejet abondant de particules fines nuisent et dérèglent les écosystèmes marins. Néanmoins, ce moyen de transport reste le moins polluant car le rapport consommation d’énergie par kilomètre et sa capacité de stockage, est nettement inférieur que le routier ou l’aérien. Seulement la mondialisation n’a fait que croître son utilisation pour le commerce mondial, rendant le transport maritime extrêmement polluant. Il devient donc urgent d’opérer la transition énergétique de ce secteur et de limiter notre consommation de produits importés pour diminuer les échanges internationaux.  

Un accord trouvé pour naviguer vers la transition énergétique

Si aucun changement ne se fait d’ici 2050, la pollution maritime ne fera que croître, comme celle du transport routier ou du secteur aérien. C’est pour cela que l’organisation internationale maritime (OMI) a décidé de rédiger un accord afin d’établir des objectifs de transition énergétique. Au total, 173 pays sont signataires de l’accord, hormis les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et le Brésil, pour diminuer de 50% leurs émissions de CO2 d’ici 2050, par rapport aux émissions de 2008. L’Energy Observer, bateau alimenté à 100% d’énergie renouvelable, a prouvé l'efficacité de l’utilisation du solaire, de l'éolienne et de l’hydrogène pour une navigation durable en mer. Des essais sur des ailes de kyte (cerf-volant) sont aussi en cours. Autant de pistes concrètes que les industriels peuvent exploiter pour concevoir les futurs modèles de bateau. Des pistes probablement plus rapides à mettre en oeuvre que pour le transport routier ou aérien. Sans parler du potentiel raccourcissement des routes navigables avec le dégel de l'arctique qui se confirme......

L’importance de privilégier le commerce local

Nos habitudes de consommation et la mondialisation n’ont fait qu’augmenter le transit de marchandise par les mers. L’importation de produits exotiques, la délocalisation des usines n’ont fait qu'accroître de manière significative l’utilisation des voies marines. Une bonne façon de réduire les émissions du secteur maritime consiste donc à réduire le traffic en consommant des produits locaux. Ainsi, durant ces dernières années, le made in France a fait son grand retour parmi les habitudes de consommation des Français, non pas seulement car cela permet d’obtenir des produits de qualité, et de faire marcher l’économie locale, mais aussi car cela limite l’impact carbone de nos achats.

Des zones de contrôles des navires

D'après France Nature et Environnement, contrôler les émissions des navires est indispensable pour limiter la pollution des bateaux. Aujourd’hui, 5 aires géographiques existent : la Manche, la mer Baltique, l’Amérique du Nord et la zone maritime Caraïbe des Etats-Unis. Ces zones sont contrôlées mais pas suffisamment, ce qui ne dissuade pas les géants des mer de polluer, d’où l’importance de mieux maîtriser ces espaces.

 

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