Qu’est-ce que la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ?

“RSE”, cet acronyme peut-être mystérieux comprend une large gamme d’engagements que certaines entreprises adoptent afin d’être en conformité avec les exigences du développement durable. Mais en quoi cela consiste-t-il exactement ?

Responsabilité sociale ou responsabilité sociétale des entreprises ?

Les deux formulations se disputent souvent la primeur mais on parle généralement de “responsabilité sociétale des entreprises”. Le meilleur moyen pour retenir l’appellation la plus usitée ? La définition donnée par la commission européenne : la responsabilité sociétale des entreprises est « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

En clair, c’est une contribution volontaire des entreprises au développement durable, le contraire du greenwashing. Une structure qui élabore une politique de RSE s’engage à “intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans leurs activités commerciales et leur stratégie de base”, toujours d’après le texte de la commission européenne.

Ces entreprises tentent plus précisément de prendre en compte sept préoccupations essentielles. Outre celles précédemment énoncées, l’on peut ajouter les relations et conditions de travail, la loyauté des pratiques, les communautés et le développement locales.

L’objectif pour ces entreprises est d’avoir un impact aussi positif sur la société que sur l’environnement. Tout entreprise souhaitant s’engager dans une politique de RSE doit allier transparence et éthique pour ses actions, tout en prenant en considération les attentes des parties prenantes à sa gestion, l’ensemble de l’organisation et des partenaires, pour un engagement global. Il est bien sûr attendu que l’entreprise inscrive sa RSE dans le cadre les lois en vigueur et dans le respect des normes internationales, ainsi que dans celui des conventions collectives.

Quelles sont les origines de la RSE ?

Il faut remonter aux années 50 pour retracer la genèse de la responsabilité sociétale des entreprises, lorsque l’idée d’une entreprise plus intelligente dans sa gestion des ressources humaine a commencé à émerger. En effet, c’est à cette époque qu’a germé l’idée d’une meilleure rémunération des salariés afin d’encourager l’achat des produits de l’entreprise et contribuer au bien-être de l’économie ; un cercle vertueux théorisé par l’économiste John Maynard Keynes.

La logique est semblable pour la RSE puisqu’il s’agit d’opérer des économies en réduisant son impact sur l’environnement, le tout dans une vision long terme qui anticipe les changements fondamentaux à venir en matière de transition énergétique, par exemple. Le livre de Howard Bowen, La responsabilité sociale du businessman, pose un premier jalon dans l’élaboration du concept de RSE.

A l’aube du XXIè siècle, la conscience critique des consommateurs s’aiguise et exige davantage de transparence de la part des entreprises auprès desquelles elles font leurs achats. L’Etat français répond à cette attente en promulguant les lois NRE qui contraignent les entreprises à rendre leurs performances environnementales publiques ; la responsabilité sociétale des entreprises est née.

 

La responsabilité sociétale des entreprises est un atout majeur dans le jeu des Etats du monde pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre l’avènement d’une société ayant opéré sa transition énergétique. La RSE se traduit parfois par des initiatives originales, comme lorsque des entreprises dotent leurs employés de Cartes CO2 !

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